Il est toujours indispensable de commencer tout traitement de l'arthrose par un traitement médical quelle que soit la gravité ou le stade évolutif.

A - LE TRAITEMENT MEDICAL ( non chirurgical ) comporte :

 

1° - les antalgiques simples ;
2° - les anti-inflammatoires ;

 

 

Utilisés depuis une période plus récente, les anticox 2 sont des anti-inflammatoires qui, en théorie, ne génèrent pas de douleurs gastriques. Il semble quand même que des précautions digestives soient indispensables.

 

 

3° - Les infiltrations :

 

 

Les injections intra articulaires sont controversées tant pour leur efficacité que pour les risques qu'ils font encourir.

 

 

Les corticoïdes :

 

Depuis longtemps l'injection de corticoïdes intra-articulaires a donné des résultats satisfaisants dans les douleurs arthrosiques. Cependant il n'est pas possible de répéter plus de 2 infiltrations annuelles dans l'articulation.
Une infiltration peut toujours être tentée ; il ne faut la renouveler que si la première a montré une certaine efficacité.

 

 

Les injections intra articulaires d'acide hyaluronique et autres chondroprotecteurs.

 

 

Ces traitements sont actuellement proposés dans le but d'améliorer la viscosité du liquide articulaire et du cartilage malade.
Leur efficacité est controversée. Ils ont souvent une efficacité immédiate et ils peuvent à ce titre être essayés ;
Ils ne doivent pas être renouvelés s'ils n'apportent pas d'amélioration
Il n'y a pas d'étude à moyen et long terme du résultat des injections d'acide hyaluronique, et des doutes importants planent sur leur efficacité. C'est pour cette raison qu'ils ne sont pas actuellement remboursés par les organismes sociaux.

Lorsque le traitement médical est efficace celui ci peut être poursuivi aussi longtemps que son efficacité se manifeste.

 

B - LE TRAITEMENT ARTHROSCOPIQUE

 

 

1. L'arthroscopie lavage

 

 

 

Lorsque le genou présente des poussées inflammatoires avec des épanchements de liquide synovial abondant, l'arthroscopie peut avoir sa place.
Le liquide synovial contient des débris cartilagineux, méniscaux, osseux et des substances génératrices d'inflammation responsables de douleurs ; par ailleurs, la présence d'une grande quantité de liquide synovial est source d'un inconfort important ; l'arthroscopie lavage consiste à inspecter l'articulation et à en faire un nettoyage en lavant l'articulation par une quantité importante de 5 à 6 litres d'eau.
Cette intervention est bénigne ; elle peut se dérouler sous anesthésie locale en ambulatoire et permet de remarcher immédiatement.
Cependant elle n'est efficace que sur l'épanchement articulaire qui risque de se renouveler dans les mois qui suivent.
Elle apporte donc un confort efficace mais passager.

 

 

2. L'émondage arthroscopique de l'arthrose

 

 

 

C'est une intervention arthroscopique qui peut se faire sous anesthésie loco-régionale et en ambulatoire.
Dans ce cas, outre le lavage, le chirurgien nettoie les zones arthrosiques des débris méniscaux, de cartilage, de synoviale. Cette intervention n'a qu'une efficacité transitoire de quelques mois à un ou deux ans.
AUCUN DE CES TRAITEMENTS N'INTERVIENT SUR LA REPARATION DE L'USURE DU CARTILAGE ARTICULAIRE.

Il n'y a actuellement aucun traitement médical, arthroscopique ou chirurgical permettant de reconstituer le cartilage articulaire détruit par l'arthrose.

 

 

3. Les greffes de cartilage articulaire

 

  Des greffes autologue (du patient à lui-même) de cartilage ont été proposées:

 

Une petite quantité de cartilage articulaire est prélevée par arthroscopie (#300mg). Ce cartilage est mis en culture pendant plusieurs semaines, ce qui permet d'obtenir une quantité importante de cellules cartilagineuses dont tout le matériau biologique est originaire du patient lui-même. Ces cellules sont greffées secondairement au cours d'une intervention chirurgicale dans la zone de cartilage absent ;
Les résultats de cette technique sont actuellement en cours d'évaluation. Elle semble donner des résultats satisfaisants lorsqu'il existe une perte de substance cartilagineuse sur l'une des 2 surfaces de l'articulation, liée à un traumatisme ou à plusieurs traumatismes répétés.
Ceci ne correspond pas à la définition de la maladie arthrosique et les promoteurs de ces techniques n'incluent pas l'arthrose dans ses indications.
Cependant des expérimentations sont en cours et méritent d'être tentées en plein accord avec les patients et après une analyse approfondie des cas particuliers.