Au-delà de la première année la prothèse est dans une phase de stabilité. A partir de cette date il n'y a plus de gêne liée à l'adaptation du corps au matériel.
La fonction permise par l'utilisation de la prothèse est celle que le patient aurait eu sans le handicap lié à la pathologie du genou ; C'est à dire qu'elle dépend de l'atteinte des autres articulations et de l'état général.

Il est très important que la prothèse, comme tout élément mécanique, bénéficie d'une surveillance par le chirurgien qui a effectué l'intervention.

Cette surveillance doit comporter un examen clinique et radiologique une fois tous les 2 ans pendant les 10 premières années, puis une fois par an au-delà de la 10ème année.
Il s'agit d'une simple radiographie de face et de profil et d'une visite chez le chirurgien. Il est extrêmement important d'effectuer ce contrôle car il permet de surveiller l'évolution et de détecter de façon précoce une éventuelle usure de la prothèse.
Lorsque les phénomènes d'usure sont détectés précocement il peut y avoir des réinterventions simples comportant des changements de pièces et permettant de prolonger la durée de la prothèse. Lorsque ces contrôles d'évolution ne sont pas effectués, il peut y avoir des destructions importantes de la prothèse, voire des destructions osseuses ou ligamentaires nécessitant des interventions plus lourdes. Dans ces cas la fonction se détériore après chaque réintervention. Il est donc important d'avoir une bonne surveillance à long terme de la prothèse.