Elles assurent le resurfaçage de l'usure lorsque celle-ci ne concerne qu'un seul des compartiments du genou :compartiment fémoro-tibial interne ; Plus rarement compartiment fémoro-tibial externe ; parfois elles s'adressent à l'articulation entre la rotule et le fémur dite fémoro-patellaire.
Ces prothèses comportent toutes :
 

- une partie fémorale métallique, cimentée ou non cimentés,
- une partie intermédiaire en polyéthylène,
- Et une base fixée au niveau du tibia sur laquelle repose la zone de glissement en polyéthylène.

Elles ont pour avantage de donner un grand confort de marche, une grande amplitude de mobilité, et une disparition quasi totale des douleurs.
Cependant leur utilisation doit respecter des critères stricts :

- Les ligaments croisés doivent être normaux, non détériorés par l'arthrose ou un traumatisme ;
- La déformation de la jambe en genu-varum ou en genu-valgum- doit être peu importante et totalement redressable ;
- Enfin l'arthrose ne doit concerner strictement qu'un seul compartiment et il ne doit pas y avoir de menace évolutive d'arthrose dans les 2 autres compartiments du genou.
Lorsque tous ces critères sont respectés, les prothèses uni-compartimentales peuvent être utilisées.

 

Inconvénients :
Les inconvénients des prothèses uni-compartimentales se déduisent de la limite des possibilités d'utilisation. En effet lorsque l'un des critères précédant n'est pas respecté, le résultat ne sera pas satisfaisant :
- Il peut y avoir par exemple une évolution de l'arthrose dans l'un des compartiments qui n'aura pas été traité, nécessitant une réintervention pour compléter la prothèse;
- Lorsque la déformation du genou est trop importante, elle ne peut pas être corrigée et la prothèse fonctionnant dans de mauvaises conditions va se détériorer précocement par usure;
- Enfin lorsque les ligaments croisés ne sont pas en bon état, le fonctionnement de la prothèse sera défectueux et son usure ou sa dislocation interviendront précocement.