On distingue :

- Les prothèses conservant les 2 ligaments croisés ;
- Les prothèses conservant le ligament croisé postérieur seul ;
- Les prothèses postéro-stabilisées.

Les prothèses conservant les 2 ligaments croisés ont connu beaucoup d'espoir dans les années 1985-1995 car elles ont l'avantage de reproduire une cinématique donc un fonctionnement quasi anatomique du genou.
Cet avantage se traduisait par un grand confort de la marche, de la montée des escaliers et des activités de la vie quotidienne et dans les loisirs.
Cependant ces prothèses ont des inconvénients :
- d'une part la qualité des ligaments croisés doit être irréprochable et en cas de détérioration on risque d'aboutir à des subluxations, des luxations ou des usures anormalement précoces ;
- Ces prothèses donnent une usure plus rapide du polyéthylène que pour les autres prothèses, en particulier que les prothèses avec large surface d'appui. Elles sont actuellement moins fréquemment utilisées.
Les prothèses conservant le ligament croisé postérieur seul :
Ces prothèses ont également connu une vogue importante entre les années 1985-1995. Elles sont encore assez fréquemment utilisées.
Elles ont pour avantage d'être faiblement contraintes, c'est à dire que les éléments de fixation à l'os sont peu sollicités par des vibrations.
Cependant elles ont pour inconvénient de ne pas respecter la physiologie du genou. Leur utilisation, quoi qu'encore fréquente, tend à diminuer.
Les prothèses ne conservant pas les ligaments croisés :
Ces prothèses sont actuellement les plus fréquemment utilisées. Elles ont pour avantages :
- de pouvoir reproduire un mouvement quasi physiologique du genou ;
- elles peuvent donner des amplitudes de flexion importantes et donc confortables ;
- elles peuvent s'adapter à toutes les situations rencontrées en pathologie ;
ce sont les prothèses les plus fréquemment posées dans le monde et sur lequel il existe le plus de recul statistique.