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Toutes les prothèses comportent des éléments
métalliques et un élément central en plastique.
Les éléments métalliques sont destinés à la fixation à l'os sur une
de leurs faces, au glissement sur l'autre.
Les éléments en plastique sont destinés à l'amortissement, au frottement,
au glissement et aux mouvements.
Les matériaux utilisés pour les composants métalliques fémoraux et tibiaux
sont le plus souvent des alliages à base de chrome et de cobalt.
L'alliage chrome/cobalt est le plus répandu en chirurgie orthopédique
depuis plus de quarante ans.
C'est le matériau qui offre le plus de qualités mécaniques requises
pour une prothèse de genou, c'est à dire une résistance à la rupture
extrêmement élevée, une déformabilité quasi nulle et surtout des propriétés
de glissement des surfaces polies qui sont les plus avantageuses de
tous les matériaux actuellement disponibles hormis la céramique.
La céramique n'est pas utilisée dans les prothèses de genou car
il n'est actuellement pas possible de réaliser des formes complexes
en céramique à des prix accessibles.
Les matériaux en plastique sont réalisés en polyéthylène.
De très haut poids moléculaire (3 millions).
Selon des normes très strictes.
Le titane a été utilisé pour certaines parties prothètiques.
Le titane à l'avantage de la légèreté mais il a l'inconvénient de ne
pas offrir de bonnes surfaces de glissement.
Il n'est donc utilisé que dans les prothèses à plateau fixe au niveau
de la pièce tibiale. Il ne doit pas être utilisé pour les parties intervenant
dans le mouvement et le glissement de la prothèse.
Allergie et rejet des matériaux :
Bien qu'il exista des allergies individuelles à certains métaux, le
chrome et le cobalt en particulier, ces manifestations allergiques ne
sont connues que pour des applications cutanées. Il n'y a pas à l'heure
actuelle d'allergies connues aux pièces prothétiques qu'il s'agisse
des pièces métalliques ou de celles en polyéthylène et donc pas de rejet
de ces dernières par un mécanisme allergique.
Lorsqu'une complication a été interprétée comme un rejet, il s'agit
le plus souvent d'une infection de la prothèse par un germe microbien,
mais pas d'un mécanisme allergique.
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