LOCALES |
| L'hématome : |
| Il y a toujours un hématome autour d'une
prothèse de genou car l'os du genou est assez hémorragique. Il est important
que cet hématome ne puisse pas s'étendre et ne soit pas trop volumineux
afin de ne pas menacer la peau car il y aurait un risque de surinfection
microbienne avec transformation de l'hématome en infection. L'hématome ne doit jamais être pressé afin de faire jaillir les caillots par la cicatrice. S'il est important et douloureux il devra être évacué par ponction en salle d'opération avec les mêmes précautions d'asepsie que pour une intervention chirurgicale. |
| L'infection immédiate : |
| Il s'agit d'un accident grave lié à la contamination
de la plaie par une greffe microbienne soit à partir d'un foyer urinaire,
dentaire ou pulmonaire, soit à partir d'une contamination opératoire,
mais cette cause est la plus rare. C'est une complication grave, heureusement
exceptionnelle, de fréquence non chiffrable, comprise entre 0,5 % et
1,5% selon les séries et les établissements. L'infection aiguë nécessite
le nettoyage du site opératoire. Elle est souvent réversible et guérit
au prix d'un traitement antibiotique prolongé. Dans certains cas, l'ablation
provisoire de la prothèse peut être nécessaire pour la désinfection du
site opératoire |
| Les complications thromboemboliques (circulatoires ) |
| La plus courante est la phlébite d'un tronc
veineux du membre inférieur opéré. Ses symptômes sont une douleur du mollet,
une élévation de la température. Facilement dépistée grâce à EchoDoppler
qui doit être effectué au moindre soupçon dans les jours postopératoires,
le traitement en est simple et comporte l'augmentation des doses d'anticoagulant. Non traitée la phlébite pourrait s'étendre vers les tronc veineux majeurs, vers les veines abdominales, voire entraîner une embolie pulmonaire : ce sont des complications gravissimes devenues exceptionnelles. |
| La paralysie du nerf sciatique, en particulier du nerf sciatique poplité externe |
| Le nerf sciatique poplité externe est proche
du site opératoire. Il peut être traumatisé au cours de certaines manœuvres
opératoires. La paralysie peut être soit transitoire et brève (quelques jours ), soit durable, pouvant durer plusieurs mois, parfois définitive. Leur fréquence est rare, inférieure à 2 % des prothèses de genou. |
| Les fractures du fémur ou du tibia sont exceptionnelles |
| Leur pourcentage est inférieur à 1 %. Elles
sont généralement liées à des conditions de fragilité osseuse particulière.
Leur traitement est chirurgical, et en général assez simple. Elles peuvent
avoir pour conséquences de retarder la marche avec appui. |
| Les complications cutanées |
| La désunion cutanée est une complication
grave car elle menace d'infection l'articulation prothétique. La nécrose
cutanée peut être liée soit à l'existence de multi-cicatrices avec une
dévascularisation de la peau ; soit à l'existence d'un volumineux hématome
ayant mis la peau sous tension. La nécrose cutanée doit avoir un traitement
chirurgical rapide par l'ablation du segment nécrosé et une greffe musculo-cutanée.
Si ces gestes tardent, l'exposition de la prothèse et donc son infection
peuvent survenir. |
COMPLICATIONS GENERALES |
| Elles sont généralement en rapport avec un état pathologique particulier. Ce peut être une complication cardio-vasculaire, pulmonaire, décompensation d'un diabète, d'une maladie neurologique, rénale ou autre ; ces complications résultent d'un état pathologique qui devrait être dépisté avant l'intervention et faire l'objet d'un traitement spécifique post-opératoire. |