Dans les semaines suivantes :

Au fur et à mesure que le temps passe le risque de complication locale diminue. Au cours des semaines qui suivent l'intervention les risques sont surtout fonctionnels et notamment l'enraidissement douloureux du genou.
Lorsque le genou est douloureux dans la période post-opératoire, la rééducation devient difficile et un cercle vicieux s'installe, avec une limitation progressive de la mobilité et une nécessité d'augmenter la force de la rééducation.
Le genou risque de devenir de plus en plus douloureux et de plus en plus raide.
Il peut y avoir localement des phénomènes neurologiques réflexes, un durcissement de la capsule articulaire -capsulite rétractile - risquant de fixer l'articulation opérée et d'en limiter définitivement la mobilité tout en laissant persister des douleurs.
Le traitement de ces genoux douloureux est avant tout préventif :

- un traitement maximal de la douleur post-opératoire par tous les moyens médicaux possibles Un genou opéré de prothèse ne doit pas souffrir. Tout traitement antalgique inefficace doit être revu, augmenté ou modifié. La cause de la douleur doit être recherchée pour revenir au postulat : pas de douleur post-opératoire ;
- lorsque la rééducation est difficile, il faut rechercher une cause mécanique dans la technique chirurgicale, dans la technique de pose de la prothèse ou dans la prothèse elle même. Le patient devra être sous la surveillance étroite de son chirurgien.

Dans les mois et les années qui suivent l'intervention :

Les complications infectieuses par surinfection hématogène à partir d'un foyer dentaire, urinaire ou cutané sont toujours possible, surtout chez les patients fragiles (diabétiques).
Il est donc fondamental qu'il y ait une prophylaxie de ces surinfections par un traitement antibiotique en cas de geste de dentisterie, de pédicurie, d'infection urinaire etc…

Les bris de matériel sont exceptionnels avec la qualité des matériaux utilisés de nos jours. L'autre complication possible à long terme est l'usure de la prothèse, en particulier l'usure des éléments en polyéthylène.

Cette usure peut être retardée par :
- la mise en place d'implants de qualité irréprochable ;
- le positionnement optimal des implants par le chirurgien, ce qui demande une bonne expérience de la chirurgie prothétique ;
- ne pas effectuer des activités physiques trop lourdes et déconseillées par le chirurgien ;
- enfin la surveillance médicale des prothèses implantées est indispensable.
L'usure peut intervenir dans un délai variable compris entre 12 et 20 ans. Elle peut nécessiter - dans certains cas, mais pas systématiquement - le changement de l'une des pièces prothétiques voire de la totalité de la prothèse.